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Session 1

Le Trek Elles Marchent édition 4, c’est parti !

5h du matin à Orly, les trekkeuses de la 1re session étaient à l’heure pour le grand départ. Mines à peine réveillées mais une bonne humeur et une excitation bien présentes !

Après 3h de vol, l’avion affrété par le Trek s’est posé à Errachidia, aéroport le plus proche du désert. Des musiciens et un buffet de douceurs étaient là pour accueillir nos participantes, ravies de trouver soleil et chaleur en posant le pied au Maroc.

Deux heures de bus jusqu’à la fin de la route à Taouz et l’aventure a commencé : encore 1h30 de taxi brousse sur les pistes poussiéreuses pour atteindre le bivouac vers 17h ! On aurait pu poser le bivouac au bord de la route pour plus de facilité mais le but du Trek Elles Marchent est d’emmener les femmes marcher dans le fin fond du désert. Et oui l’aventure, ça se gagne !

Les trekkeuses ont été accueillies en héroïnes à l’entrée du bivouac par les organisateurs et un superbe buffet préparé par les équipes marocaines attendait tout le monde.

Puis présentations, briefing et vérifications se sont enchaînés. Pendant que certaines choisissaient leur djellaba à la boutique, les autres déposaient leurs téléphones pour 5 jours, non sans mal pour quelques-unes. Et enfin les choses sérieuses : récupération de la balise et traçage de la 1re étape de demain. Point GPS, calcul de cap… les trekkeuses concentrées se sont mises au travail, leur parcours et leur performance de demain en dépendent. Leur but : atteindre les bornes en parcourant le moins de kilomètres possible. Et aussi répondre correctement aux questions.

Après le dîner, tout le monde n’a pas tardé à rejoindre sa tente pour un repos mérité et nécessaire avant la journée de demain qui s’annonce…. sablonneuse ! On ne vous en dit pas plus !

Bilan de la journée :

12h de voyage

200 trekkeuses heureuses

Un bivouac de rêve

Nombre de tapis sur le bivouac : à suivre… on mène l’enquête !

Un jour ou jour 1… les trekkeuses ont choisi !

Voilà, c’est le jour 1, celui qu’on retient… et que retiendront les trekkeuses qui ont pris le départ pour la 1re étape du Trek Elles Marchent ce matin dès 7h30. Au programme une étape en boucle proposant des terrains variés pour une mise en jambe.

La borne 1 était assez éloignée, environ 7 km à parcourir dans le sable et les herbes à chameaux avant de l’atteindre. C’était l’occasion pour les équipes de vérifier qu’elles ont bien intégré les rudiments de la navigation. Et ça a été un petit peu compliqué, un peu de jardinage pour pas mal d’équipes, surtout celles du parcours rouge. Une borne trop bien cachée apparemment !

Pourtant cela n’a pas entamé le moral des filles qui avaient toutes le sourire aux lèvres et la motivation pour continuer, sous les encouragements des organisateurs. Et les nuages cachant le soleil ont permis d’avoir une température très agréable pour marcher.

En route pour la borne 2 assez proche, on a pu assister à la joie absolue de l’équipe 46 croisant des dromadaires, elles qui ont choisi pour nom les Dromad’elles !

Certaines équipes marchant d’un bon pas ont fait le choix de prendre un simple encas à la borne 2, grâce au thé et aux petits gâteaux déposés à leur intention, pour faire une pause plus longue à la borne 3 vers 14h. Un repos bienvenu avant d’attaquer les deux grosses difficultés de la journée…

En premier lieu, un pierrier à traverser en direction d’une passe dans la montagne qu’elles ont dû grimper en s’aidant des mains. Impressionnant vu d’en bas mais pas si difficile en réalité. Dixit le chef !

Et derrière cette passe, surprise ! Des dunes ! Dernière épreuve pour atteindre le défi du jour : grimper les dunes de l’erg Ouzina ! Le soleil étant revenu, la chaleur est venue s’ajouter à la difficulté. Une ascension éprouvante en fin d’étape mais offrant une récompense magnifique : une vue à 360° sur le désert ! Les trekkeuses en ont pris plein la vue et apprécié ce moment contemplatif avant de reprendre la marche vers le bivouac.

La première équipe à rentrer à 17h30 était l’équipe 9, les Yogalinettes. Les arrivées se sont échelonnées jusqu’à 20h30 à la lampe frontale.

Bilan de la journée

12h de marche

Du sable dans les chaussures et les sensations des grands espaces

Des arrivées de nuit sous la haie d’honneur du bivouac

Nombre de dromadaires croisés : un certain nombre… on a oublié de compter !

Une étape 2 chaude, très chaude !

Après une nuit froide, le bivouac s’est réveillé sous un ciel dégagé. La fraîcheur nocturne est souvent annonciatrice de grosse chaleur dans la journée. Et on avait raison !

Au programme du jour, le franchissement de trois ergs en direction de l’ouest, vers le village de Ramlia. Une étape plus plate qu’hier qui ne devait pas poser de difficulté particulière, mais c’était sans compter la chaleur !

Les trekkeuses ont trouvé leur première borne rapidement et sans encombre à la sortie de l’erg Ouzina. Puis elles ont attaqué un relief pierreux en montée qui laissait découvrir derrière une vue panoramique sur la suite de l’étape. Et la marche jusqu’à la borne 2 s’est avérée longue et fatigante, dans le sable du 2ème erg. Quelques équipes n’étaient pas vraiment au cap et ont dû se dévier un peu pour trouver la borne de leur parcours. Le pointage de cette borne s’est étalé dans le temps, la dernière équipe étant arrivée vers 16h. Le soleil et la chaleur étaient au plus fort et quelques trekkeuses ont ressenti des coups de chaleur, heureusement sans gravité.

Un peu de repos, un repas énergétique et un ravitaillement en eau ont permis aux équipes de repartir en direction de la borne 3, située à l’entrée du 3ème erg de l’étape. La chaleur a atteint environ 37°C, l’organisation a été attentive à l’approvisionnement en eau et a rappelé régulièrement aux trekkeuses de boire beaucoup.

Le directeur de course, en raison des conditions de chaleur et du rythme ralenti de la course, a décidé de supprimer le défi du jour, afin d’éviter les coups de chaleur et préserver les participantes pour la suite du trek.

Les premières équipes sont arrivées au bivouac vers 16h30 et ont pu profiter d’une douche et d’un massage régénérant en attendant les arrivées des autres équipes.

Bilan de la journée :

Du soleil ? Plein !

Des dunettes ? Aussi

Boîtes de sardines mangées : 230

Les grigris sur les sacs des trekkeuses : on compte, on compte…

Entre possible et impossible, deux lettres… et un état d’esprit !

Il flottait à nouveau une bonne énergie ce matin au petit déjeuner. Les trekkeuses remises et reposées de leur journée difficile d’hier ont abordé cette 3ème étape avec sérénité. Et ont réalisé avec surprise qu’elles avaient déjà fait la moitié de ce trek !

Toutes les équipes ont pris le départ en forme. L’étape a démarré par des dunettes et des herbes à chameaux avant l’arrivée à l’entrée d’un talweg où était située la borne 1. Aucune difficulté jusque-là, toutes les équipes l’ont pointée sans souci.

A partir de là, 2 options d’itinéraire possible : grimper jusqu’au plateau pour redescendre de l’autre côté ou contourner la montagne pour trouver la borne 2. A ce moment, les équipes ont dû se concerter sur l’itinéraire à choisir, s’accorder sur les envies et les capacités de chacune des coéquipières. Dans son brief, le directeur de course, Thierry, avait bien insisté sur la nécessité d’avoir une bonne cohésion d’équipe, condition déterminante pour la réussite de la journée.

Autre élément à prendre en compte : l’ascension est assez accidentée, dans les cailloux et les pierres et la redescente un peu abrupte et impressionnante. Pourtant 45 équipes ont décidé de monter pendant que les 5 autres ont décidé de contourner, quitte à faire quelques kilomètres supplémentaires. Des membres de l’organisation ont marché derrière les dernières équipes pour ce franchissement de montagne, afin de s’assurer de leur sécurité dans cette zone difficile d’accès.

Après la pause déjeuner à la borne 2, le parcours assez plat a mené nos trekkeuses vers le défi, placé aujourd’hui avant la borne 3. Une subtilité que quelques équipes ont oubliée, erreur qui s’est payée en kilomètres… Les trekkeuses ont pu admirer les ruines du village de Bahalou et la vue magnifique tout autour.

Pour terminer, une zone de fech fech plate menait à la borne 3 avant de rentrer au bivouac. Une étape plus clémente, tant au niveau de la difficulté que de la température, qui a reboosté nos trekkeuses. Pour preuve, leurs mines fatiguées mais souriantes, quelques fois émues à l’arrivée.

Bilan de la journée :

Un talweg (mot utile au scrabble !)

Un âne

Des sourires en pagaille et un moral au beau fixe

Nombre de pierres dans les ruines de Bahalou : euh… on a préféré admirer la vue !

Se convaincre qu’on en est capable, c’est déjà la moitié du chemin !

Dernière étape de la 1re session, le Trek Elles Marchent 4ème édition touche presque à sa fin.

Après une nuit tempérée, les trekkeuses ont attaqué cette dernière journée de marche avec toute la force et toute la détermination qui les caractérisent. Car les trekkeuses de cette 1ère session ont marqué les esprits. En premier lieu, celui du directeur de course, le Chef !

Sur la ligne de départ, après le briefing de l’étape du jour, Thierry a en effet pris le temps de complimenter les trekkeuses pour la ténacité et la constance dans l’effort dont elles ont fait preuve lors de cette semaine. Une attention bienvenue qui a touché les participantes et leur a donné de l’énergie avant de prendre le départ.

L’étape du jour a mené les équipes sur le chemin du retour vers Ouzina. Des dunettes et des herbes à chameaux à traverser avant d’atteindre la 1re borne juste au pied de la montagne. Toutes les équipes sont passées assez rapidement et ont poursuivi leur chemin vers la borne 2.

Une zone de plat avec le tajine en ligne de mire sur la gauche a guidé nos trekkeuses vers cette 2ème borne. Plus ou moins cachée selon les parcours, elle s’est avérée difficile à trouver pour certaines équipes, les écarts de temps se sont creusés sous le soleil, parfois jusqu’à trois heures entre le passage de la 1ère et de la dernière équipe.

Les équipes ont progressé sur du plat caillouteux et sablonneux jusqu’à trouver la borne 3 à flan de montagne, juste avant les premières dunes de l’erg Ouzina. Pour finir, un peu de sable pour atteindre le défi, avant de regagner le bivouac à seulement 1,4 km.

Les organisateurs les ont accueillies en héroïnes, sous les applaudissements et les cris de joie. Les larmes ont coulé et la pression est enfin retombée pour nos trekkeuses. Enfin est venu le moment de réaliser le chemin accompli en 4 jours : elles sont venues à bout de ce trek, elles l’ont fait !

Bilan de la journée :

40°C au soleil

Un scorpion

Equipe 41, 1ère équipe rentrée au bivouac à 17h20

Litres de larmes versées à l’arrivée : de quoi inonder les oueds !

Après 4 jours de marche, place à la journée solidaire !

Une journée dans un village, 200 trekkeuses prêtes à déplacer des montagnes pour accomplir des actions solidaires. C’est un peu l’apothéose du Trek Elles Marchent, la cerise sur le gâteau des trekkeuses !

Et pour démarrer la journée très fort, l’arrivée du parrain du Trek Elles Marchent 2020, Arnaud Assoumani, a mis une ambiance de folie dès le petit déjeuner au bivouac. Une haie d’honneur a accueilli le champion, mettant des sourires sur tous les visages et insufflant une belle énergie pour cette journée.

Cette année, la journée solidaire de la 1ère session a eu lieu à Ouzina, le village qui a donné son nom à l’erg tout proche. Les trekkeuses se sont mises en route en direction du village après une « grasse matinée » jusqu’à 7h30. Un repos bien apprécié après plus de 100 km de marche dans le désert.

Après un mot d’accueil du chef de village, Patrick, responsable de la mise en place de la journée solidaire, a annoncé les ateliers prévus et les besoins en effectifs de chacun pour dispatcher les trekkeuses. Au programme, la construction d’un mur en terre, la plantation de palmiers dattiers et la pose de fils barbelés autour de la palmeraie afin de garder les animaux à distance.

Les trekkeuses se sont donc mises au travail et ont déployé toute leur énergie pour venir à bout des travaux, en compagnie des habitants présents pour les guider et leur prêter main forte. Ensuite un repas préparé par les femmes du village a été grandement apprécié par toutes, salade de crudités et couscous, savourés en groupe à l’ombre. Le village a ouvert les portes de sa petite boutique d’artisanat et de vente de gâteaux au miel, permettant aux trekkeuses de faire le plein de souvenirs de cette aventure marocaine. Elles ont même pu admirer la fresque réalisée l’année dernière dans le local de l’association du village.

Puis en fin de journée, marcher une dernière fois dans le désert pour rentrer au bivouac, savourer un dernier massage, prendre la dernière douche au seau et à l’écope. Et enfin, la dernière soirée autour d’un verre, au son de la musique du groupe berbère et repas de fête partagé tous ensemble.

Bilan de la journée :

100 palmiers plantés

2500 mètres de fils barbelés posés

6 mètres de cube de mur en terre réalisé

Nombre de trekkeuses au plus fort de la file d’attente au massage : 38

Clap de fin pour la 1ère session du Trek Elles Marchent 2020

Jeudi matin, les trekkeuses ont repris les taxis brousse et les bus pour se rendre à l’hôtel Xaluca dans la ville d’Erfoud. Un hôtel traditionnel confortable dans lequel nos trekkeuses ont pu prendre un peu de repos, retrouver une vraie douche et profiter de la piscine avant la soirée de gala qui clôture l’aventure.

A 19h, un apéritif a été servi au bord de la piscine et nous avons retrouvé les participantes maquillées et apprêtées pour l’occasion. Entre échanges d’histoires et anecdotes, rires et poses pour les photos souvenirs, l’humeur était légère et festive.

Puis vers 20h, les membres de l’organisation ont accueilli les trekkeuses de la 1re session sous les applaudissements dans la salle réservée pour la remise des prix.

Arnaud Assoumani, le parrain de cette 4ème édition, a adressé quelques mots aux équipes, pour leur dire à quel point il était admiratif de leur parcours et de la réussite de leur challenge.

Et enfin la remise des prix, en commençant par la fin !

Saluons l’équipe 26, Les Sœurs Terribles, dernière au classement toute la durée de ce trek, performance soulignée avec humour par Vivette, l’une des coéquipières. Une équipe tendrement surnommée Les Mamies Terribles par les autres trekkeuses durant la semaine, qui a su garder le sourire et sa bonne humeur malgré les difficultés et la chaleur !

Soulignons la très belle 5ème place de l’équipe 43, Les Elles Du Luth, emmenée par Sonia dont c’est la 4ème participation avec des équipes composées de femmes du quartier du Luth de Gennevilliers. Une entrée dans le Top 5 qui a fait le bonheur des 2 équipes des Elles du Luth présentes cette année.

Puis enfin le podium, avec en 3ème position, l’équipe 10, Les Daltonnes du Sahara, composée de 4 sœurs qui n’ont jamais perdu leur sourire et leur belle énergie au cours de la semaine et qui achèvent cette aventure plus unies que jamais !

En 2nde position, l’équipe 9, Les Yogalinettes, composée de 4 collègues de travail qui ont délaissé leurs montagnes iséroises pour se mesurer au désert et porter les couleurs de l’association Yoga Hop. Une belle réussite pour cette 1ère participation !

Enfin, avec seulement 0,2 point d’avance, c’est l’équipe 21, Les Etoiles Filantes, qui est montée sur la 1ère marche du podium ! Une équipe composée d’amies, passionnées de navigation, dont c’était la 1ère participation au Trek Elles Marchent. Claudine a souhaité prendre la parole pour s’adresser à toutes les participantes de cette 1ère session avec ces mots : « Je tiens à dire à toutes les trekkeuses qu’elles ont fait un super parcours, qu’il était dur, pas facile, car même moi, qui suis ultra-traileuse, j’en ai ch… bavé ! Alors chapeau bas et RESPECT MESDAMES !! ». Un discours grandement applaudi par toutes !

L’équipe gagnante s’est vu remettre le trophée de cristal ainsi qu’un bracelet or et diamant offert par Courbet, notre partenaire joaillier éthique et responsable à Paris.

Un immense bravo aux heureuses gagnantes ainsi qu’à l’ensemble des équipes pour avoir bouclé ce Trek Elles Marchent ! Et nous espérons qu’elles sauront faire perdurer les bienfaits de cette aventure le plus longtemps possible dans leurs vies.

#EllesLOntFait